Calculez votre empreinte alimentaire
SOS Faim

Changer de menu, pourquoi ?

Notre alimentation ne reste pas sans conséquences pour les populations du Sud ni pour l’environnement. On estime qu’environ un quart de l’empreinte écologique d’un Luxembourgeois est due à ses habitudes alimentaires.L’industrialisation et la mondialisation ont contribué à fortement changer nos habitudes alimentaires. La production alimentaire actuelle est totalement dépendante d’engrais chimiques, de pesticides et d’énergies fossiles, à quoi s’ajoute le transport sur des milliers de kms avant leur consommation, qui aggrave encore l’empreinte carbone des aliments.

Au Luxembourg, notre niveau de consommation de viande, de produits laitiers, de sucre et de produits riches en matières grasses nécessite énormément d’énergie et détruit des écosystèmes précieux au détriment des conditions de vie des plus pauvres. Mieux manger et moins gaspiller pourra avoir un impact considérable sur les ressources de la planète dont dépendent les existences de tous les êtres humains.

Déclarations des paysans du sud
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Déclarations des paysans du sud

« Le modèle des entreprises du secteur agroalimentaire mène à une surproduction d’aliments qui nous empoisonnent, détruit la fertilité des sols, déboise les zones rurales, contamine l’eau et provoque l’acidification des océans, anéantissant par là même les activités de la pêche. Les ressources naturelles essentielles sont transformées en marchandises, tandis que l’augmentation des coûts de production force les petits producteurs à abandonner leurs terres. Les semences des paysans leur sont volées puis revendues à des prix exorbitants, et transformées en variétés dépendantes de produits agrochimiques polluants et onéreux. Le système alimentaire industriel est un des principaux vecteurs des crises multiples du changement climatique, de l’alimentation, de l’environnement et de la santé publique, entre autres.(…) »

– Déclaration du Forum International sur l’Agroécologie de Nyeleni au Mali en février 2015

En savoir plus sur la faim dans le monde
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La faim dans le monde : une réalité…

  • Aujourd’hui, près d’un milliard de personnes souffrent de faim, ce qui équivaut à 1 personne sur 9 dans le monde ;
  • 75% de personnes qui ont faim sont des paysans et leurs familles, ceux qui produisent notre nourriture ;
  • En 2015, le monde compte 700 millions d’obèses ;
  • 30% de la nourriture produite sur notre planète est gaspillée ou perdue.

…mais pas une fatalité !

  • Nous produisons assez de nourriture pour satisfaire tous les habitants de la planète.
SOS Faim

L’empreinte alimentaire

Notre alimentation, à côté du logement, des transports et des produits non-alimentaires et services, fait partie des facteurs pris en compte pour le calcul de l’empreinte écologique. Calculée à part, l’empreinte alimentaire mesure l’impact de notre alimentation seule sur notre planète.

La transformation et le transport des produits, la consommation de produits animaux (viandes et produits laitiers) trop riches en graisses et en sucres rapides, cultures en serre pour manger tous fruits et légumes indépendamment de leur saison, emballages et gaspillage : ce sont des facteurs qui font augmenter notre empreint alimentaire, alors qu’ils sont entièrement évitables !

L’empreinte écologique ?
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L’empreinte écologique : c’est quoi ?

L’empreinte écologique a été inventée et développée dans le courant des années 1990 par deux chercheurs canadiens (Mathis Wackernagel et William Rees). Elle est une mesure de la pression qu’exerce l’homme sur la nature. C’est un outil qui évalue la surface productive nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins d’absorption de déchets. Exprimée en hectares, par année et par personne ou nation, l’empreinte écologique d’une population humaine mesure la surface nécessaire pour produire les ressources et pour absorber les déchets qu’elle produit.

Actuellement, la moyenne mondiale se situe à 2,3 hectares et il faudrait, une planète et demie pour produire les ressources écologiques nécessaires au train de vie de l’humanité.

C’est depuis les années 1970 que nous vivons ainsi à crédit : nous consommons plus que ce que la planète peut produire annuellement et le niveau de développement actuel n’est pas durable.

Zoom sur le Luxembourg:

  • Empreinte du pays

L’empreinte écologique du Grand-Duché de Luxembourg est de 14,7 hectares par habitant, soit la plus grande empreinte mesurée à ce jour pour un pays au niveau mondial. La méthode pour calculer l’empreinte écologique d’un pays se réfère à un espace politique national et aux statistiques commerciales y relatives. Outre les résultats relatifs à l’empreinte des résidents, l’empreinte nationale du Grand-Duché de Luxembourg est donc également influencée par la consommation des frontaliers et par la vente de carburants aux non-résidents.

  • Concernant les résidents…

L’empreinte écologique des résidents représente 64% de l’empreinte nationale, soit 9,41 hectares par habitant. Un chiffre qui reste préoccupant lorsqu’il est rapporté à la biocapacité disponible, tant à l’échelle du pays (2,30 ha/hab) que de la planète (1,78 ha/hab).

Zoom sur le Luxembourg
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Zoom sur le Luxembourg

Alors que l’empreinte écologique idéale d’un être humain pour satisfaire l’ensemble de ses besoins (habitat, énergie, services, transports, alimentation) est de 1,78 hectare, l’empreinte alimentaire des Luxembourgeois est déjà, à elle seule, de 2,58 hectares ! Autrement dit, si tout le monde mangeait comme un Luxembourgeois moyen, il faudrait plus qu’une planète, uniquement pour couvrir nos besoins alimentaires.

L’empreinte alimentaire des Luxembourgeois représente plus d’un quart (2,58 ha) de leur empreinte écologique globale (9,41).

Idéalement, pour permettre à tous les habitants de la planète de se nourrir convenablement, l’empreinte alimentaire de chaque individu devrait être de 0,9 hectare.

Quelques chiffres :

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10 gestes simples pour réduire votre empreinte alimentaire

1. Je consomme local et de saison

Acheter des produit locaux, non seulement minimise l’empreinte écologique des aliments, mais rend également aux paysans leur rôle central accaparé par l’industrie agro-alimentaire : celui de nourrir leurs concitoyens.

2. Je consomme bio et équitable

Favoriser les filières équitables, afin de garantir aux producteurs des conditions de travail décentes et pérennes et acheter des produits biologiques autant que possible, pour éviter d’absorber des polluants chimiques et pour soutenir les modes de production durables qui n’altèrent pas les ressources naturelles.

3. je privilégie les produits frais

Lles produits transformés nécessite beaucoup d’énergie et sont mauvais pour la santé. Des produits de base, frais, garantissent une alimentation de meilleure qualité et leur production nécessite une plus petite quantité d’énergie.

4. Je diversifie mes repas

Diversifier mon alimentation, c’est aussi lutter contre l’uniformisation imposée par le modèle agro-industriel qui accapare les ressources alimentaires mondiales. C’est offrir des débouchés aux petits producteurs, en favorisant les économies locales de nos régions et la biodiversité.

5. Je consomme moins de produits de l’élevage

Aujourd’hui, le bétail absorbe 40 % des céréales produites dans le monde, au détriment de l’alimentation humaine. 2,4 millions d’hectares de forêts disparaissent chaque année pour produire du soja principalement destiné à nourrir le bétail des pays développés, entraînant l’expropriation des petits producteurs et la paupérisation des populations locales.

6. Je consomme des produits issus de la pêche durable

Les ressources de la mer ne sont pas infinies. 75% des stocks de poissons commercialement exploités dans le monde sont surpêchés ou menacés de surpêche. La pêche durable permet de répondre à nos besoins aujourd’hui et de préserver les océans pour demain.

7. Je gaspille moins

Lutter contre le gaspillage permet un meilleur partage des ressources alimentaires sur la planète. Jeter moins, c’est faire des économies. En luttant contre le gaspillage alimentaire, nous réduisons également les émissions de gaz à effet de serre et la surproduction. En un an, chaque habitant du Luxembourg jette en moyenne 115 kg de produits alimentaires!

8. Je privilégie les produits pas ou peu emballés

Pour réduire les déchets de l’emballage, je choisis des produits pas ou peu emballés, en vrac, en grand conditionnement et je fais attention à ce que les emballages soient recyclables.

9. Je décrypte les étiquettes

Derrière un produit et son prix se cachent toujours un producteur, un savoir-faire et des conditions de travail plus ou moins acceptables. Soyons conscients que les produits industriels nécessitent des apports multiples et un long circuit de transformation. Choisissons des produits de qualité issus de productions respectueuses des hommes et de la nature.

10. Je consomme avec sobriété

Aujourd’hui, le choix de produits que nous trouvons dans les supermarchés est énorme. Tous les produits sont disponibles en permanence. Avons-nous vraiment besoin d’un tel choix de produits ? Une partie de la solution au problème de la faim d’un côté, et de l’obésité et de malbouffe de l’autre côté, ne résiderait-elle pas des choix de consommation plus simples… Consommer moins mais de meilleure qualité ?

SOS Faim

La carte de l’alimentation responsable

Tous nos choix de consommation ont un impact sur l’environnement, la société et la faim dans le monde. Mais nous avons en main une arme redoutable : celle de pouvoir changer les choses par de nouveaux modes de consommation. Ce pouvoir d’action incite les fabricants, les distributeurs, les détaillants et les politiques à être à l’écoute de nos attentes. En tant que consommateurs, en optant pour une alimentation responsable, nous pouvons donc agir positivement sur notre santé, la nature et la faim dans le monde. Ensemble, nous pouvons changer les choses !

Avec la carte de l’alimentation responsable, découvrez en un clin d’œil les alternatives alimentaires pour « changer de menu! » au Luxembourg.

Une carte, pourquoi ?
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Une carte, pourquoi ?

Au-delà de la volonté d’enclencher un changement de nos pratiques alimentaires, nous ne connaissons bien souvent pas les endroits où nous pouvons nous approvisionner à proximité de notre lieu de vie.

La carte sert à valoriser les initiatives alimentaires à taille humaine de production, de transformation, de distribution et de consommation du Luxembourg qui prônent une consommation responsable ; et fournit ainsi, aux consommateurs, mais également aux producteurs, une ressource pour découvrir et s’informer sur les différentes possibilités qui s’offrent à eux en vue de « changer de menu ! ».

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